ROSA REDUTEA This is presumably a Rosa blanda variant.
(Rubescens. Voyez page 102, var. γ.)

Les Roses (1817) Page(s) Vol. I, p. 103-104, tab 40.

LE ROSIER REDOUTÉ
(à tiges et à épines rouges.).

DESCRIPTION.

Arbrisseau de la hauteur de dix pieds et demi ou environ. Ses rameaux, flexibles, allongés, d'un brun rougeâtre, sont couverts d'aiguillons rouges, inégaux, droits, un peu penchés. Ses feuilles sont composées de sept, de neuf, et assez souvent de onze folioles de forme elliptique, les unes arrondies, les autres pointues au sommet, simplement dentées, glabres des deux côtés, luisantes en dessus, supportées par un pétiole ordinairement glabre, mais parfois garni de quelques petits aiguillons crochus. Les fleurs, légèrement odorantes, disposées par deux ou par trois à l'extrémité des ramuscules qui croissent le long des rameaux principaux, sont portées par des pédicelles munis, ainsi que le tube et les lobes du calice, d'aiguillons très courts, serrés, un peu fermes. Ces mêmes lobes sont simples, rarement munis de quelques pinnules. La corolle est composée de cinq pétales échancrés en coeur au sommet, de couleur rose, un peu jaunes vers l'onglet. Les fruits sont presque globuleux et d'un rouge foncé.

OBSERVATIONS.

Cette variété est remarquable par la couleur rougeâtre qui la recouvre dans presque toutes ses parties pendant la floraison. Ses folioles, d'abord d'un vert gai, et luisantes comme les feuilles du buis, présentent à la fin de l'été a teinte d'un rouge vif; ce qui donne à l'arbuste un effet très pittoresque.

Le R. Redutea-Rubescens a quelques rapports avec le R. Hispida (POIRET, Ency. vol. 6 , p. 286 ); mais notre Rosier s'en éloigne par ses folioles luisantes et glabres sur les deux faces; par ses aiguillons rouges et ses pédoncules multiflores. Il diffère encore du R. Rubrispina de POIRET (l. c. supp. p. 715 , n° 64 ) , non seulement par ses fleurs géminées ou ternées, mais encore par ses aiguillons beaucoup plus longs, par ses fruits globuleux, et par d'autres caractères pris dans l'habitus de la plante.

Enfin le R. * Hispida (POIRET, l. c. supp. p. 715 , n° 65.- CURTIS, Bot. Mag. n° 1570 ) semblerait se rapprocher de notre rosier par ses pédoncules biflores; mais ce premier (* Hispida ) en diffère, 1° . par ses tiges plutôt hérissées de cils roides, courts, égaux et sétacés, que munies d'aiguillons proprement dits; 2° par ses divisions calicinales très courtes et ne dépassant jamais la fleur avant son épanouissement; 3°. et enfin par la couleur jaunâtre de ses pétales.

Cet arbuste faisait partie de la collection de M. Du PONT; mais il paraît qu'il l'avait déjà perdu quand il a cédé ses Rosiers au gouvernement, qui en a fait l'acquisition pour le jardin du Luxembourg; car on ne l'y pas vu végéter avec les autres dans le carré des Roses. Nous cultivons ce rosier dans nos jardins à Fleury et à Belleville; et d'ailleurs nous ne l'avons rencontré dans aucune pépinière.