Rosa pissardi / pissarti (Species) The original spelling (pissarti) was a typographical error. The correct name is Rosa pissardi, named for M. Pissard.

Revue Horticole, pp. 314-316 (1880)
Arbrisseau ou petit arbre à branches étalées, tombantes. Rameaux très-épineux, à lées, à folioles ovales elliptiques, glabres, minces, luisantes en dessus, d’un vert pâle en dessous, très-courtement dentées serrées, sessiles ou subsessiles, excepté la terminale. Fleurs (fig. 62) d’un blanc pur, grandes, réunies par bouquets sur des ramilles courtes, fortement et très-agréablement odorantes; étamines très-nombreuses, d’un beau jaune d’or. Fruits (fig. 63) très-régulièrement atténués aux deux bouts, d’environ 15 millimètres de longueur sur 8-9 de largeur, d’un beau rouge foncé à la maturité; calice caduc, laissant à nu un faisceau d’étamines qui persistent longtemps. Graines très-grosses, cannelées, à testa ligneux très-dur.

Tous les fruits que nous avons examinés contenaient des graines stériles, caractère qui paraît propre à cette espèce, ainsi qu’on le verra ci-après par la lettre que nous a adressée notre collègue, M. Pissart, jardinier en chef du Shah de Perse, à Téhéran, à qui nous devons l’échantillon de cette espèce et à qui nous l’avons dédiée.

Voici ce qu’il nous écrivait sur cette plante le 15 août 1879:

Cher monsieur Carrière,
La magnifique espèce dont je vous ai envoyé des échantillons en fleurs et en fruits est originaire du Guiland, localité voisine de la mer Caspienne, et dont elle a été importée il y a déjà longtemps, pour orner les jardins de Téhéran, ce à quoi, du reste, elle est très-propre. Elle y pousse et fleurit très-bien, quoique la chaleur soit extrême pendant six mois, et qu’elle soit plantée dans un sol sec et pierreux, pas ou peu arrosé, et que l’hiver le thermomètre s’abaisse jusqu’à 15 degrés au-dessous de zéro. La plante devient admirable par son port élevé et ses innombrables et grandes fleurs d’un blanc pur, qui donnent à l’ensemble l’aspect d’une masse de neige. Pendant les trois ou quatre mois de grande sécheresse, la floraison continue, mais est alors beaucoup moindre; mais aussi, une fois l’automne arrivé, qu’il tombe de la pluie et que la température devient plus fraîche, alors les rameaux vigoureux, qui ont atteint jusqu’à 2-3 mètres de longueur, se couvrent de fleurs, qui forment des grappes de 20-25 centimètres de longueur. C’est admirable.

Cette espèce vient très-grande. Il y a, dans le jardin où est placée mon habitation, un spécimen des plus remarquables, qui n’a pas moins de 5 à 6 mètres de hauteur, et dont l’ensemble forme une sorte de parasol de 15 mètres d’envergure. La tige, du sol aux premières branches, mesure 2 mètres; sa circonférence est de 55 centimètres. Les sols pierreux paraissent lui convenir; elle demande à être isolée et plantée au midi. Placée sur une pelouse, cette espèce produirait un effet splendide.

Quoique la plante donne facilement et même abondamment des fruits, je n’ai jamais trouvé de bonnes graines. Je suis même disposé à croire qu’il en est ainsi partout ici, car je n’ai jamais vu de sujet provenant de semis, et les indigènes la multiplient par marcottes.
Veuillez, etc.     Pissart.

Après la lecture de cette lettre, toute réflexion et toute observation tendant à faire ressortir la beauté de la plante en question seraient inutiles. Il ne reste donc qu’à désirer que son introduction en France ne se fasse pas attendre.

Mais comment se fait-il qu’une espèce aussi remarquable n’ait pas encore été signalée?

C’est afin d’appeler sur elle toute l’attention qu’elle mérite que nous en avons fait exécuter un dessin et que nous publions le présent article.

Quant à sa qualification, nous ne pouvions mieux faire que de l’attribuer à notre collègue et ami, M. Pissart, qui nous a fait connaître cette plante et qui, nous en avons la conviction, ne tardera pas à la faire parvenir en France.     E.-A. Carrière.

A Collection of Late Voyages and Travels, by Robert Heron (1797)
Guiland, bordering on the Caspian Sea, would be a very agreeable country, if the unwholesome waters stagnating in its vallies did not occasion frequent epidemic distempers among its inhabitants. They cultivate rice with successful industry; and this grain constitutes almost their sole nourishment. Adiat Khan is the present ruler of Guiland. He resides at Recht, a town considerably populous, the environs of which abound in mulberry trees, and afford the finest silk in Persia.

Gardening Illustrated 9:166 (June 4, 1887)

A LITTLE-KNOWN SINGLE ROSE—ROSA PISARTI.
A beautiful and comparatively recent addition to the list of the lovely single Roses is the above-named kind. It has slender and very spiny branches, which have a tendency to droop. The flowers, which are pure white, are sweetly scented, and produced in profusion in the manner represented in the accompanying engraving; so plentifully, indeed, are they borne that they are said to give the bushes, when in full flower, the appearance of masses of snow. Like the beautiful R. Brunoniana, rugosa, and a few others, it will make a capital object for planting singly on a lawn, a position in which its beauty would be shown off to the best advantage. It is said to flower not only abundantly, but continuously, for several months. This species was named in compliment to M. Pisart, gardener to the Shah of Persia, at Teheran, to the gardens of which it has been introduced from Guiland, a locality near to the Caspian Sea. It is said to be extremely hardy, therefore its extended culture in our midst is greatly to be desired.

This rose is rather different from Christ's Rosa moschata β Nastarana, which had small double red flowers, borne singly from the leaf axil.

The Garden (Sept 2, 1916)

The Roses of August
“White Lady”
Among the perpetual climbers, Lady Waterlow, with its handsome foliage and delicately tinted flowers, is looking its best. The old Papillon and the pink and white Pissardis are flowering very freely; so also are the bright pink Hybrid Teas Dawn and Lina Schmidt-Michel.