Mme Isaac Pèreire (Bourbon) Very fragrant. According to Pierre (1893), this rose was raised by Garçon and originally names 'Le Bienheureux de la Salle'.

May 31, 2009 - SJH

May 31, 2009 - SJH

Dec. 2003 - SJH

Journal des Roses 17: 52-53 (April, 1893)

La rose Madame Isaac Pèreire, dont nos lecteurs trouveront le dessin ci-contre, est une de ces nombreuses variétés sur la classification desquelles on n’est pas encore bien fixé.

Les uns la rangent parmi les hybrides remontants, d’autres avec les Ile-Bourbon, enfin, certains catalogues la désignent comme étant un hybride de Bourbon. C’est du reste de cette dernière façon qu’elle fut classée par M. J. Margottin fils lorsqu’il la vendit eu novembre 1881.

De notre côté, nous ne croyons pas que ce soit un Ile-Bourbon pur, un simple examen suffit pour s’apercevoir qu il est fortement hybride, et, à moins d’adopter une règle générale et de désigner tous les rosiers hybrides sous le nom de hybrides remontants, on ne peut non plus lui attribuer cette dernière dénomination. Nous conserverons donc la classification qui lui a été donnée par son propagateur, c’est-à-dire que nous le placerons avec les Hybrides de Bourbon dont il est certainement une de plus jolies sinon la plus belle variété.

Bien qu’ayant été mise au commerce en 1881, la rose Madame Isaac Pèreire avait été connue quelques années auparavant.

En effet, s’il faut en croire certain écrit (1), ce serait vers 1876 que M. Garçon, le très habile semeur de roses rouennais, l’aurait obtenue et baptisée du nom de: Le Bienheureux de la Salle. C’est ce qui, plus haut, nous a fait dire propagateur, en parlant de M. J. Margottin fils, qui aurait simplement acheté la propriété de M. Garçon pour la vendre sous un nom différent de celui qui lui avait été donné tout d’abord.

Quoi qu’il en soit, c’est toujours une excellente variété formant un arbuste tellement vigoureux, qu’on pourrait parfois le désigner comme étant sarmenteux, ses fleurs nombreuses, par gros paquets, rarement solitaires, sont très grandes, pleines, bien faites, imbriquées, d’un très joli rouge carminé vif, et exhalant un parfum exquis.

C’est en outre un excellent porte-graines dont on aura certainement une bonne génération; nous connaissons déjà quelques semis de cette provenance qui sont appelés à un grand succès dans les cultures dès qu’ils auront été multipliés en quantité suffisante pour la vente.

PIERRE, du Plouy.

(1) Voyez Journal des Roses, année 1883, page 82.