Bourboniana () [] A variety raised from seed of a rose found growing on l'Ile Bourbon.

Les Roses (Redouté & Thory) Book (1835) Page(s) Vol. III, tab 130.

ROSA CANINA BURBONIANA.

R. Germinibus ovatis glabris, pedunculis hispidis, bracteis glanduloso-ciliatis, caule petiolisque aculeatis (N.).
Non, R. Gallica Burboniana, THY. in RED. Roses, vol. 1 , p. et fig. 74; idem, Prod. p. 17, var. .
Non, R. Burbonia, ROESS. Beschrei. der Ros. 2, p. 28; no 12; Non, R. Bourbon, rose pivoine, rose de Jéricho, GUERR. Alm, des Roses, p. 55.

LE ROSIER DE L'ILE BOURBON.
DESCRIPTION.

ARBRISSEAU rameux, touffu, vigoureux, qui s'élève à plusieurs pieds. Ses branches sont armées d'aiguillons rougeâtres, forts, recourbés, dilatés. Les feuilles se composent de cinq ou de sept folioles arrondies à la base, pointues au sommet, glabres sur les deux faces, vertes et luisantes en dessus, plus pâles en dessous, simplement dentées; elles sont portées par un pétiole velu, garni de quelques petites glandes sessiles et de petits aiguillons. A sa base, sont deux stipules décurrentes, pointues au sommet, denticulées en leur bordure: les fleurs, d'une odeur douce et agréable, sont disposées plusieurs ensemble à l'extrémité des rameaux qui croissent le long des branches principales; les pédoncules qui les supportent, chargés de petites glandes, présentent à leur base des bractées allongées, ciliées et glanduleuses; le tube du calice est ovoïde et glabre: les divisions du linibe sont pinnatifides, à pinnules presque sétacées. Corolle de trois à quatre rangs de pétales, échancrés en coeur au sommet, d'un rose éclatant: fruit ovoïde, un peu arrondi et rouge à la maturité.

[Shrub branched, bushy, vigorous, which rises several feet. Its branches are armed with thorns reddish, strong, curved, dilated. The leaves consist of five or seven leaflets rounded at base, pointed at the apex, glabrous on both surfaces, shiny green on top, paler below, simply toothed, and are borne on a hairy stalk, topped with a few small sessile glands and small spines. At its base, two stipules are decurrent, pointed at the apex, denticulate in their border: flowers, a sweet and pleasant odor, are arranged several together at the ends of branches that grow along the main branches, the stems that support them, loaded with small glands at their base of bracts elongated, ciliated and glandular, the tube of the calyx is ovoid and glabrous: divisions linibe are pinnatifid, pinnules with almost setaceous. Corolla of three to four rows of petals, notched at the top in the heart, a bright pink: fruit ovoid, slightly rounded and red at maturity.]


The Garden Magazine pp. 253-256 (June 1915)
THE STORY OF THE MODERN ROSE
Ernest H. Wilson, Arnold Arboretum

About 1819, from the Isle of Bourbon, the Rose Edward reached France, and crossed with the French Rose (R. gallica) gave rise to the Hybrid Bourbon Roses. This Rose Edward is of much interest; long ago it was cultivated in Calcutta and it is obviously a Hybrid Chinese. The specimen I have seen strongly suggests R. chinensis x R. centifolia as its parentage.


An Expert: Rose Edouard (1885)

Speede: Roses in India (1840)

Speede: Roses in India (1848)

Richardson: Roses in India (1855)
The Madras rose, or Rose Edward, a variety of R. centifolia, Gul ssudburuk, is the most common, and has multiplied so fast within a few years, that no garden is without it; it blossoms all the year round, producing large bunches of buds at the extremities of its shoots of the year; but, if handsome, well-shaped flowers are desired, these must be thinned out on their first appearance, to one or two, or at the most three on each stalk. It is a pretty flower, but has little fragrance. This and the other double sorts require a rich loam rather inclining to clay, and they must be kept moist.

Roses in Mauritius (1816, 1822)

It is interesting to note that the 'Rose Edouard' was added in 1822 edition, but that neither edition of the catalog mentions a Damask of any sort — neither summer nor autumn. I suspect that the belief that an Autumn Damask was involved was due to the common assumption that a cross between a once-blooming rose and an everbloomer could only produce once-blooming progeny. The reappearance of recessive ancestral traits was not yet common knowledge. Centifolia roses, cultivated in India for the production of rose attar, were mentioned in both editions of the Mauritius catalog.

Redouté's illustration is not the original 'Rose Edouard', which reportedly produced more buds per stem. It probably represents the variety called 'Bengale Neuman' after its introduction by Péan, 'Rose de l'Ile de France' by Dubreuil, 'Rose de Bourbon à fleurs pleines' by Prévost and 'Bengale Dubreuil' by Vibert.

The "true" 'Rose Edouard', is probably the one that can be seen on HelpMeFind.


The Indian Gardener, Volume 1: 288 (July 7, 1885)
B. S. H.
Rose Edouard, a grand old Rose in itself, as regards habit, is better adapted as a stock for general propagation than the preceding [Rosa gigantea]; it has, however, one unfortunate defect, which it too frequently transmits to the plants worked on it, that is, that during the cold season it almost invariably refuses to expand its blooms.


Revue Horticole 455-457 (1852)
Note sur le Rosier Ile-Bourbon
Joseph Decaisne

On a écrit plusieurs notes sur ce Rosier, et chacun, en s'attribuant le mérite de l'importation en Europe, en a parlé comme d'un arbuste indigène à notre colonie. Cependant, en constatant le silence des botanistes célèbres qui nous ont fait connaître la Flore de Bourbon a l'égard d'une espèce aussi remarquable, et en observant la facilité avec laquelle elle résiste à nos hivers les plus rigoureux, j'ai soupçonné une erreur et j'ai cherché à obtenir quelques renseignements précis sur le lieu de son origine, en m'adressant à la personne la plus digne de confiance, M. Richard, directeur du Jardin colonial à Bourbon. Il a bien voulu répondre à ma demande; on verra que le Rosier auquel on a donné le nom de Rosier Ile-Bourbon est complétement étranger à cette île, et qu'en l'introduisant en France on n'a fait que prendre dans un jardin une plante déjà perfectionnée.

Je transcris en entier la lettre de M. Richard.

Saint-Denis, ile de la Réunion (Bourbon), le 4 avril 1852.

Monsieur,

(1) Les trois individus sont arrivés en fort bon état an Muséum.

J'ai reçu votre lettre concernant le Rosier dit Bourbon. Je comptais en mettre plusieurs pieds dans la quatrième caisse qui devait aussi faire partie de ce premier envoi; mais ne pouvant en expédier que trois par le navire qui le porte, j'ai mis un plant de ce Rosier dans chacunes d'elles, quoiqu'elles fussent déjà remplies d'autres plantes. Je pense qu'il en arrivera bien à Paris un pied ou deux qui ne seront pas morts; car les Rosiers résistent difficilement dans un aussi long voyage, enfermés dans des caisses vitrées1.

Ce Rosier n'est pas de Bourbon, où il porte généralement le nom de Rosier Edouard, nom qui lui vient d'un nommé Édouard qui, à ce qu'il parait, l'aurait trouvé, il y a bien des années, sur une ancienne habitation abandonnée de la Compagnie des Indes, quand elle possédait l'île Bourbon.

J'ai toujours considéré ce Rosier comme étant, si je ne me trompe, celui que De Candolle désigne sous le nom de Rosa Indica, mais qui, je crois, n'est pas des Indes, mais plutôt de la Chine ou du Japon.

Quelques variétés du Rosier dit Bourbon, que nous avons reçues de France, ont, par leurs tiges, leurs feuilles, la disposition de la fleur, les caractères du R. Edouard. Une de ces variétés, après avoir été greffée sur le R. Édouard, a repris son type naturel en redevenant le R. Edouard.

J'ai reçu, il n'y a pas longtemps, de France, un Rosier sous le nom de Rose Bourbon Souvenir de la Malmaison. Cette variété ne se distingue du R. Edouard que par sa fleur, qui est plus blanche, plus double, et un peu rosée dans le milieu; les autres caractères sont les mêmes.

Le R. Edouard vient partout ici où on veut le cultiver, dans les bas, où il fait très chaud, comme dans les hauts, sur les montagnes, où il fait froid pendant une saison; il fleurit en tous temps et donne une fleur double d'une couleur rosée agréable; je ne l'ai pas vu à fleurs simples.

En 1834, j'avais déjà envoyé ce Rosier au Muséum; il parait qu'il n'est pas arrivé vivant.

Richard.

Le renseignement fourni par M. Richard est précieux en ce qu'il démontre que le Rosier Ile-Rourbon n'est arrivé en Europe qu'assez récemment. En effet, les journaux d'horticulture se taisent absolument sur cette précieuse espèce; car si Le Bon Jardinier enregistre en 1825 un Rosier Bourbon, il ne faudra pas le confondre avec celui qui nous occupe. Cette variété, signalée par M. de Prouville, a été obtenue à Bruxelles, par M. Symon, et classée parmi les Provins à fleurs rouge violacée, et c'est dans cette catégorie qu'elle est placée par Redouté. Ni Le Bon Jardinier, ni les monographies de Rosiers, ni le Manuel complet du Jardinier, de Noisette, publié en 1827, ne signalent la Rose Ile-Bourbon. Il faut remonter à d'autres années pour voir apparaître, au milieu d'une vingtaine d'autres, la variété que l'on regarde, sans preuve, comme la souche des Rosiers Ile-Bourbon. On la trouvera classée parmi les R. du Bengale. J. D.


A Manual of Gardening for Bengal and Upper India, pp. 475-477 (3rd edition) (1874)
Thomas Augustus Charles Firminger
1. ROSE EDOUARD.—Originally from the Isle of Bourbon, and parent of the whole group. An old well-known Rose in all parts of India, most desirable for the constancy of its bloom as well as for the sweetness of its flowers; during the Cold season it produces flower-buds in unbounded profusion, which rot in the centre, and never open. The stems after blossoming should be pruned in closely. Exceedingly vigorous in growth, and easily propagated, affording the best stocks we have for budding other kinds upon.*

* For the history of this rose see a paper sent by me to the journal of the Agri-Hort. Soc. vol. iv. part ii., N.S.