La gloire Belgique, poème national en dix chants, vol. 1, p. 298 (1930)

(35) C'est, ô Reine des fleurs, dans les jardins des Swales, des Cremers, des François

Notre semis de roses ne date guères que du commencement de ce siècle. Quelques belles variétés parurent parmi nous en 1807. La Reine des Roses, le triomphe du Brabant, et dix autres variétés, furent alors et postérieurement gagnées par le sieur Swales ainé, cultivateur. Swales cadet gagna le Turban royal, le Roi de pourpre et dix-sept autres belles variétés. Quatre autres furent des gains du sieur Cremers. La premiere, la Violette Cremers, porte son nom. Le sieur François gagna six belles variétés. Les deux premières sont, le Ballon, et la grande Henriette. La Graindor, porte le nom de celui qui l'a gagnée. Ces amateurs sont de Bruxelles.

Les Montois se sont procuré plusieurs belles nouveautés: telles que le grand Edouard, de Mr Van Broeckein de Trivières, la Gloire de Mons, de Mr Capiaumont, l'Adieu mon jardin, de Mr Gossart, la Violette sans épine, de Mr Jacques.

Les amateurs de Gand, de Malines, de Lille, d'Anvers, etc. réclament aussi l'honneur d'avoir enrichi nos jardins de brillantes fleurs de leurs semis.

On vient (en 1828) de gagner encore une rose très-remarquable; on la nomme la Rose oeillet, ou le Triomphe de St. Trond, du lieu de son origine.

Les fleuristes parisiens, rédacteurs du Bon Jardinier, pour l'année 1827, font cet aveu: « il est certain que les roses de Belgique diffèrent des nôtres par des couleurs plus foncées, un plus grand nombre de pétales, dont la disposition est plus régulière »