L'Agriculture Pratique pp. 413-416 (1844)

De la culture des jardins en France
M A Puvis

Président de la Société d'agriculture de l'Ain

§ IV. — De la multiplication des variétés de toute espèce par les semis.

A Angers on pratique des semis sur toutes les espèces de végétaux, et cette mine féconde ne s'exploite pas sans succès. C'est un jardinier du pays, dont les semis ont trouvé depuis peu la belle et excellente poire duchesse d'Angoulême; un autre avait trouvé auparavant le rosier thé Maréchal, dont on a fait le thé Lamarque. Les variétés d'espèces fruitières sont étudiées avec soin; la ville d'Angers a concédé à la Société d'agriculture un jardin où les principales espèces sont classées et observées dans leurs diverses qualités. M. Millet, naturaliste distingué et président de la section d'horticulture de la Société d'agriculture, s'en est spécialement chargé; avec l'aide d'une commission, il dirige leur taille, leur culture, leur récolte, apprécie leur fécondité, leur saveur, et dessine lui‑même les fruits nouveaux qui plus tard seront reproduits par la gravure. Il donne aux amateurs des greffes des meilleures variétés. La collection renferme aussi les variétés principales de raisins pour la table et la fabrication du vin.

M. Millet se propose de publier sous le nom de Nouvelle Pomone, la description et les dessins gravés des fruits nouveaux et de bonne qualité. Ces dessins originaux sont d'une perfection rare, qu'il est bien à désirer que le graveur puisse reproduire.

M. Millet ne fait pas de semis, quoique convaincu des résultats avantageux qu'il en obtiendrait; mais il faudrait a son jardin plus d'étendue. Il a préféré concentrer ses travaux sur les meilleures variétés de fruits et particulièrement les plus nouvelles. Il nous a promis de nous envoyer au printemps prochain des bourgeons de ses variétés de choix.

Près d'Angers, à Laval, M. Léon Leclerc fait aussi des semis heureux: il a trouvé plusieurs variétés intéressantes de poires, et entre autres un nouveau chasselas excellent et très fécond, provenant de pepins de raisins de Schiras qui lui ont été donnes par M. Bosc.

Nous avons retrouvé à Angers M. Vibert, connu depuis plus de 30 ans pour sa culture spéciale de roses. Obligé de quitter les environs de Paris à cause des dégâts que lui faisaient les vers blancs, il s'est fixé a Angers où la douceur du climat lui permet la culture, sans abri et sans artifice, de ses roses thé, noisette, Bengale de toutes variétés, microphylla, banks, multiflore, qui toutes craignent les froids au‑dessous de 10 degrés. Il sème tous les ans ses roses par milliers; cette année il répand dans le commerce deux variétés nouvelles du plus grand intérêt; l'une d'elles est une noisette jaune foncé de la plus grande beauté, à laquelle il a donné le nom de chromatella. M. Vibert a aussi porté son étude spéciale sur les semis de vigne des variétés pour la table; il en a déjà trouvé de hâtives qui offrent beaucoup d'intérêt, et cette année, à la floraison, 400 variétés nouvelles promettaient leur premier fruit que les temps contraires et les pluies constantes ont fait couler.

Sans doute l'étude et la recherche des variétés tes plus intéressantes de raisins, comme fruit à manger, offre beaucoup d'intérêt; mais cette étude prend une beaucoup plus grande importance quand le fruit doit être employé à la production du vin. M. de Merméty, à Dijon, s'en occupe spécialement; mais il borne son travail à la comparaison des variétés connues et ne sème pas afin de se donner un plus vaste champ. Nous avons établi ailleurs, d'une manière précise, que les variétés de végétaux, produit nécessaire des semis, n'avaient qu'une durée définie plus ou moins grande, suivant les espèces et les familles; que la nature nous offrait la ressource des semis pour les remplacer, les améliorer. Cette idée, appliquée aux fruits par Van‑Mons, a produit des résultats an‑delà de toute espérance; ainsi, pour ne citer qu'un exemple, le nombre des bonnes variétés de poires a été doublé. Habitant un climat peu favorable à la vigne, les travaux et tes succès de Van Mons dans cette espèce ont été beaucoup moins étendus, et nous ne connaissons pas ses produits nouveaux; mais l'existence des variétés cultivées, déjà si nombreuses, qui ne peuvent devoir leur naissance qu'aux semis, la disparition de celles autrefois cultivées, l'affaiblissement de quelques‑unes des anciennes qui nous restent, les succès déjà obtenus en Angleterre, en Allemagne, en France dans les semis de cette importante famille végétale, semblent devoir mettre hors de doute que les semis de vignes peuvent nous ouvrir une carrière pleine d'intérêt et d'importance; leurs produits nom offriraient une foule de variétés nouvelles parmi lesquelles nous en trouverions d'assorties aux climats différents, au goût des consommateurs, et dont la culture pourrait produire de bons vins là où ils sont médiocres, et de meilleurs là où ils sont déjà bons.

Le sol et le climat sont sans doute de grande importance pour la qualité des vins, mais la nature du plant y a peut‑être encore plus d'influence. Les coteaux de Falerne et de Massigue, chantés par Horace pour l'excellence de leurs produits, ne donnent plus que des vins de qualité ordinaire, parce que les plants avec lesquels ils se produisaient ont probablement cessé d'exister. Plus près de nous, les vins de Surène, si appréciés par Henri IV, sont devenus le type des vins communs. La qualité des vins dépend donc essentiellement de l'espèce de plants, et c'est à eux qu'on doit demander l'abondance, la couleur, la durée des vins, et en grande partie la spirituosité et la saveur. Il n'est point de vignobles dont les plants n'aient quelques notables défauts, qu'on pourrait voir disparaître à l'aide des semis. Il y là  une source féconde et générale d'améliorations; cependant on devrait y marcher avec mesure et précaution, et ne remplacer qu'avec connaissance de cause le plant ancien par le plant nouveau; mais la répugnance naturelle de h plupart des hommes pour admettre tes nouveautés, le temps absolument nécessaire pour remplacer le plant ancien par le plant nouveau, temps pendant lequel l'expérience permettrait de consulter les qualités ou les défauts de la nouvelle création, sont, à ce qu'il semble, une suffisante garantie.

Il n'est point de fruit dont tes variétés semblent pouvoir être aussi nombreuses que de la vigne; alors que Pline ne comptait qu'une quarantaine de variétés de poires, il regardait comme sans nombre celles de la vigne, et depuis ce temps leur nombre n'a fait que s'accroître. Ce fruit est très précieux parce qu'il est nourrissant, très sain et très agréable; comme fruit de table, le raisin offre partout un produit presque identique. Ainsi partout on retrouve au muscat et au malvoisie leur saveur fine et exquise, au chasselas sa douceur et sa faculté de conservation; mais il n'en serait pas de même de leurs produits secondaires, les vins.Ainsi, le pineau, qui produit les grands vins de Bourgogne, donne bien partout des vins supérieurs en qualité à la plupart des plants du pays; mais ces vins sont loin d'avoir la qualité et la saveur qu'ils reçoivent de l'exposition, du sol et du climat de la Bourgogne. On citerait cependant des exceptions; leur produit est an moins égal en qualité sur les coteaux de Constance au cap de Bonne‑Espérance; les plants de l'Ermitage produisent aussi dans le voisinage des vins d'une grande analogie et qui se vendent sous ce nom. Ainsi donc, comme nous le disions précédemment, l'espèce du plant a beaucoup d'influence. L'étude des plants et de leurs produits, ainsi que la pratique à Dijon M. de Merméty, offre donc un grand intérêt; M. Odart, dans son vignoble du Doré, fait aussi de son côté l'étude des différents plants connus. Il doit résulter des travaux de ces hommes dévoués et instruits des résultats avantageux; mais ces honorables viticulteurs restent dans leur spécialité et ne recherchent point l'étude des nouveaux plants. Cette recherche au moyen des semis est l'objet des études et des soins de M. Vibert. M. Gréa, ancien député, grand propriétaire de vignobles dans le Jura, a déjà obtenu des résultats remarquables. Il a peuplé de ses semis plusieurs oeuvrées de vignes, ce sont les plants fins qu'il sème plus volontiers; nous pensons qu'ils doivent être plus tardifs à fructifier, parce qu'en général les plants fins ne donnent pas sur tous bois; nous avons fait aussi quelques semis, trop tard sans doute, quoique depuis longtemps nous en eussions apprécié la valeur. Propriétaire d'un vignoble qui produit des vins de médiocre qualité, nous semons des plants qui produisent abondamment pour chercher a améliorer la qualité de leur produit. MM. Adant et Demenils s'occupent de l'étude du connu, les semeurs poursuivent l'inconnu; mais tous concourent au même but: l'amélioration de l'important produit des vignobles; seulement nous regretterons que tous ces expérimentateurs aient beaucoup dépassé l'âge de la jeunesse, où l'on a devant soi une longue carrière probable de travail, d'espérance et quelquefois de résultats et de succès.

Nous ne quitterons pas l'intéressante question des semis sans faire remarquer qu'elle a rait depuis quelques années des progrès considérables. Il faut du temps pour obtenir des résultats avec les arbres fruitiers, plus de temps encore peut être avec les vignes; aussi le nombre des amateurs qui s'adonnent à des recherches sur ce sujet est‑il peu considérable: après M. Van‑Mons, qui peut être en quelque sorte regardé comme le créateur de la méthode, nous citerons M. Sageret, qui depuis longtemps aussi recherche et a obtenu des résultats bien remarquables en fruits, en crucifères de diverses variétés et en cucurbitacées. Après lui nous citerons M. Léon Leclerc; nous rappellerons encore nos propres semis, ceux de la Société de l'Ain dont il reste un bon beurré et un api très fécond. Enfin, nous ne devons pas oublier les résultats obtenus par M. Perrin, près d'Epinal, dont un seul semis a donné 25 à 30 arbres qui peuplent un verger et donnent des fruits tous très remarquables par leur qualité et leur beauté.

Mais c'est sur les fleurs que les résultats sont encore plus frappants. Nous parlerons d'abord des dahlias qui, il y a 25 ans, ne donnaient que des fleurs simples, de couleurs variées. En continuant successivement les semis, en prenant la graine sur les plus belles variétés, on est arrivé à n'avoir plus que des dahlias doubles on semi‑doubles; leurs formes, leurs couleurs se sont variées dans presque toutes les nuances, et nous ne sommes pas loin du moment où on pourra les semer tous les printemps, avec la presque certitude de les avoir tous beaux.

Les roses ont aussi offert des résultats inespérés.

Avec la rose du Bengale qui s'est variée en forme, en couleur, nous avons vu naître des variétés qui ressemblent à des espèces: la famille des Noisettes, celles des roses Thé et des îles Bourbon dont les semis successifs, tout en menacent de se confondre, conservent cependant toujours quelque chose de leur variété originaire.

Nous avons vu naître ensuite les hybrides de Bengale qui ont perdu il est vrai la faculté d'être toujours en fleur, mais qui par compensation résistent à tous nos hivers et sont surtout remarquables par leur grande vigueur.

La rose perpétuelle, depuis longtemps connue pour ses fleurs semi‑doubles et qui se succèdent toute l'année, croisée peut‑être avec le rosier des quatre saisons ou le Portland, a donné naissance à une famille nombreuse du plus haut intérêt dont les fleurs se succèdent toute l'année avec toutes les différences de nuance, de forme, de couleur et d'odeur des roses anciennes.

Nous avons vu ensuite la rose mousseuse donner naissance à une famille nombreuse et très variée qui représente plus ou moins le caractère de leur mère.

D'autre part, les variétés de camélias s'augmentent tous les ans et s'améliorent dans leur forme et leur nuance. Les rhododendrons du Pont et de l'Inde se comptent maintenant par centaines. Il en est de même des azalées.

Les pivoines de Chine herbacées ou arbustes produisent chaque année des variétés nouvelles et de plus en plus belles. Semées depuis peu, les fuchsias, les verveines, les phlox, les calcéolaires ont déjà produit des variétés beaucoup supérieures aux variétés originaires.

Les géraniums, soignés depuis 25 ans, croissent tous les ans en nombre et en beauté.

La pensée vivace, croisée avec celle de nos jardins sous les mains d'une jeune Anglaise, a donné des variétés tout‑à‑fait belles. Ces variétés croissent chaque jour en nombre: mais délicates et frêles elles s'éteignent promptement, dans nos contrées du moins dont le climat est peut‑être un peu dur pour elles. Cependant elles renaissent belles de leurs graines et devront se semer à l'avenir comme nos anciennes fleurs annuelles.

Nous ne parlerons pas des renoncules, des jacinthes, des tulipes, des oeillets. Ici les Hollandais et les Flamands sont nos maîtres, et depuis trois siècles ils en ont multiplié à l'infini les variétés par les semis.

Les semis dans toutes les espèces de plantes cultivées nous offrent de grands moyens d'améliorer les produits.Répétés dans une variété distincte, ils arrivent à la produire presque identique, comme les pêches dans différents pays, les reine‑claude à Tours, les abricots à Mont-Gamet, les prunes à Agen, etc. Arrivé à ce terme le progrès ne serait pas encore stationnaire, parce qu'il y a toujours encore un choix à faire dans ces variétés plus ou moins identiques.

Ces variétés sont douées de plus ou moins de durée; peut‑être cette durée diminue‑t‑elle en se perfectionnant. Van‑Mons craignait de voir les siennes finir en moins d'un siècle. Nos meilleures poires semblent s'user. Les beurrés blancs et gris que nous plantons restent désormais faibles en comparaison des grands arbres que nous avons vu périr de vieillesse dans le siècle passé. Les calvilles blanches et les apis, rongés par le chancre, ne peuvent plus s'élever, quoique nous ayons vu encore de grands arbres en calville blanche.

Les variétés que produisent les semis sont des individualités qui ont une durée définie, un commencement, un milieu et une fin. Dans certaines espèces végétales elles sont toutes annuelles et dans d'autres bisannuelles; celles qui durent plus longtemps prennent le nom de vivaces, mais finissent elles‑mêmes après quelques années, quel que soit le mode de leur multiplication, lorsque les multiplications ont lieu par fraction de l'individu. La propagation par greffe, bouture, drageons, marcottes, tubercules, griffes, peut bien augmenter, cette durée, mais elle n'est toujours qu'une propagation d'une fraction de l'individu primitif. C'est la suite et le prolongement en quelque sorte d'un bourgeon du premier individu dans les arbres. Ce sont des éclats et des portions de plantes successives dans la propagation par tubercules, griffes, oignons. Ce n'est donc en quelque sorte que la transmission successive d'une même individualité qui doit prendre fin comme toutes les autres individualités matérielles de la création. Le suprême auteur nous a donné le moyen des semis pour remplacer les variétés qui prennent fin, et par là celui de les perfectionner de plus en plus. Remplissons donc ses vues et profitons de ses bienfaits, en améliorant par les semis toutes les familles des plantes à notre usage.

Mais, en nous occupant de l'horticulture, nous nous sommes jetés dans le grand domaine de l'agriculture. Ces deux arts se touchent de près, s'aident naturellement et se lient entre eux de manière à se confondre sur les limites qu'on veut leur donner. Nous revenons à des questions purement horticoles.


Rough translation with the help of Babelfish and iGoogle.


Agriculture Practises pp. 413-416 (1844)

Culture of the gardens in France
MR. has Puvis
President of the Company of agriculture of l'Ain

§ IV. - Multiplication of the varieties of any species by sowings.

In Angers one practises sowings on all the species of plants, and this fertile mine is not exploited without success. It is a gardener of the country, whose sowings found recently the beautiful one and excellent Duchesse d'Angoulême pear; another had found before the rose tree the Maréchal, which one renamed the Lamarque. The varieties of fruit-bearing species are studied carefully; the town of Angers conceded at the Company of agriculture a garden where the principal species are classified and observed in their various qualities. Mr. Millet, distinguished naturalist and chair section of horticulture of the Company of agriculture, of it is especially charged; with the assistance of a commission, it directs their size, their culture, their harvest, appreciates their fruitfulness, their savour, and draws to him - even the new fruits which later will be reproduced by engraving. It gives to the amateurs grafts of better varieties. The collection contains also the principal varieties of grapes for the table and the manufacture of the wine.

Mr. Millet proposes to publish under the name of Nouvelle Pomone, the description and the engraved drawings of the new fruits and good quality. These original drawings are of a rare perfection, which it is well to wish that the engraver can reproduce.

Mr. Millet does not make sowing, though convinced of the advantageous results that it would obtain some; but it would be necessary has its garden more extent. He preferred to concentrate his work on the best varieties of fruits and particularly newest. He promised to us to be sent to next spring buds of his varieties of choice.

Close to Angers, in Laval, Mr. Leon Leclerc makes also happy sowings: he found several varieties interesting of pears, and inter alia a new excellent and very fertile chasselas, coming from grape pips of Schiras which were to him give by Mr. Bosc.

We have found in Angers Mr. Vibert, known for more than 30 years for its special culture of roses. Obliged to leave the surroundings of Paris because of the damage which made him the white worms, it was fixed has Angers where the softness of the climate allows him the culture, without shelter and artifice, of its roses the, Noisette, Bengal of all varieties, microphylla, banksiae, multiflora, which all fears the cold with the - below of 10 degrees. It sows every year its roses per thousands; this year it spreads in the trade two new varieties of the greatest interest; one of them is a yellow Noisette dark of the greatest beauty, to which it gave the name of chromatella. Mr. Vibert also carried his special study on sowings of vine of the varieties for the table; he already found the hasty ones which offers much interest, and this year, with flowering, 400 new varieties promised their first fruit that contrary times and the constant rains made run.

Undoubtedly the study and the research of your more interesting varieties of grapes, like fruit to be eaten, offer much interest; but this study takes a much greatter importance when the fruit must be employed with the production of the wine. Mr. de Merméty, in Dijon, occupies himself some especially; but it limits its work with the comparison of the known varieties and does not sow in order to give a vaster field. We established elsewhere, in a precise way, that the varieties of plants, product necessary of sowings, had only one more or less large defined duration, according to the species and the families; that nature offered the resource of sowings to us to replace them, to improve them. This idea, applied to the fruits by Van-Mons, produced results year - beyond any hope; thus, to quote only one example, the number of the good varieties of pears was doubled. Living a climate unfavorable to the vine, work and your successes of Van Mons in this species were much less wide, and we do not know its new products; but the existence of the cultivated varieties, already so many, which can owe their birth only with sowings, the disappearance of those formerly cultivated, the weakening of some - ones of old which remain us, the successes already obtained in England, in Germany, in France in sowings of this important vegetable family, seem to have to put out of doubt that sowings of vines can open to us a career full with interest and importance; their products name would offer a crowd of new varieties among which would find some we matched with the different climates, with the taste of the consumers, and whose culture could produce good wines where they are poor, and of better where they are already good.

The soil and climate are undoubtedly of great importance for quality wines, but the nature of the plant is perhaps even more influential. The slopes of Falerne and Massigue, sung by Horace for the excellence of their products, give nothing any more but wines of ordinary quality, because the seedlings with which they occurred probably ceased existing. More close to us, the wines of Surène, if appreciated by Henri IV, became the type of the common wines. The quality of the wines thus depends primarily on the species of seedlings, and it is with them that one must ask for abundance, the color, the duration of the wines, and mainly spirituosity and savour. It is not vineyards whose seedlings do not have some notable defects, that one could see disappearing using sowings. It there there a fertile and general source improvements; however one should there walk with measurement and precaution, and replace only with full knowledge of the facts the old seedling by the new seedling; but the natural loathing of the majority of the men to admit your innovations, time absolutely necessary to replace the old seedling by the new seedling, times during which the experiment would make it possible to consult qualities or the defects of the new creation, are, so that it seems, a sufficient guarantee.

It is not fruit whose your varieties seem to be able to be as numerous as of the vine; whereas Pliny counted only one forty varieties of pears, it looked as without number those of the vine, and since this time their number did nothing but increase. This fruit is very invaluable because it is nutritive, very healthy and very pleasant; like fruit of table, the grape offers an almost identical product everywhere. Thus everywhere one finds with the muscatel and the malvoisy their savour fine and exquisite, with chasselas his softness and his faculty of conservation; but it would not be the same their secondary products, the wines. Thus, the pineau, which produces the high-class wines of Burgundy, gives well everywhere wines higher in quality than the majority of the seedlings of the country; but these wines are far from having quality and the savour which they receive from the exposure, the ground and the climate of Burgundy. We would cite some exceptions, their product is less than a year as on the slopes of Constance at the Cape of Good Hope; the seedlings of the Hermitage also produce in the vicinity of the wines of a great analogy and which are sold under this name. Thus, as we said it previously, the species of the seedling has much influence. The study of the seedlings and their products, as well as the practice in Dijon Mr. de Merméty, thus offers a great interest; Mr. Odart, in his vineyard of Doré, makes also his side the study of the various known seedlings. It must result from work of these men devoted and educated of the advantageous results; but these honourable wine growers remain in their speciality and do not seek the study of the new seedlings. This research by means of sowings is the object of the studies and the care of Mr. Vibert. Mr. Gréa, former deputy, great landowner of vineyards in the Jura, already obtained remarkable results. It populated its sowings several worked of vines, these are the fine seedlings that it sows more readily; we think that they must be later to bear fruit, because in general the fine seedlings do not give on all wood; we also made some sowings, too late undoubtedly, though for a long time we had appreciated the value of it. Owner of a vineyard which produces wines of poor quality, we sow seedlings which produce abundantly to seek has to improve quality of their produit.MM. Adant and Demenils deal with the study of known, the sowers continue the unknown; but all contribute to the same goal: the improvement of important produces vineyards; only we will consider it regrettable that all these experimenters exceeded the age of youth much, where one has in front of oneself a probable long career of work, hope and sometimes of results and success.

We will not leave the interesting question of sowings without pointing out that it has had rait for a few years of considerable progresses. It takes time to obtain results with the fruit trees, more time still can be with the vines; also the number of the amateurs who devote themselves to research on this subject is not very considerable: after Mr. Van-Mons, who can be to some extent looked like the creator of the method, we will quote Mr. Sageret, who for a long time also research and obtained quite remarkable results out of fruits, crucifers of various varieties and cucurbits. After him we will quote Mr. Leo Leclerc; we will still point out our own sowings, those of the Company of l'Ain from which there remains a good beurré and a very fruitful api. Lastly, we should not forget the results obtained by Mr. Perrin, close to Epinal, whose only one sowing gave 25 to 30 trees which populate an orchard and give very remarkable fruits all by their quality and their beauty.

But it is on the flowers that the results are even more striking. We will speak initially about the dahlias which, 25 years ago, gave only simple flowers, varied colors. While continuing sowings successively, while taking seed on the most beautiful varieties, one was not able not to have any more but double dahlias one semi-double; their forms, their colors were varied in almost all the nuances, and we are not far from the moment when one will be able to sow them every spring, with almost the certainty them to have all beautiful.

Roses have also provided unexpected results.

With the Bengal Rose, which has varied in shape, color, we have seen the emergence of varieties that resemble species: the family of Noisettes, and the Tea and Bourbon roses from which successive sowings, while threatening to merge, however, still retain something of their native range.

We saw being born then the hybrids from the Bengal which lost, it is true, the faculty to be always in flower, but which by compensation resists all our winters and are especially remarkable for their great vigor.

The perpetual rose, for a long time known for its semi-double flowers and which follow one another all the year, perhaps crossed with the Rose of Four Seasons or the Portland rose, gave rise to a large family of primary interest which succeed the flowers all year with all the differences of hue, shape, color and odor old roses.

We then saw the Moss rose giving rise to a large and very varied family which more or less represents the character of their mother.

In addition, the varieties of camellias are increased every year and improve in their form and their nuance. The rhododendrons of Pont and India amount now in the hundreds. It is the same of the azaleas.

The herbaceous peonies of China or shrubs produce each year of the new and increasingly beautiful varieties. Sown recently, the fuchsias, vervains, the phloxes, the calceolarias already produced varieties much higher than the originating varieties.

The geraniums, cared for 25 years, growing every year in number and beauty.

The perennial Pansy has crossed with that of our gardens in the hands of a young Englishwoman gave varieties all beautiful. These varieties are growing in number every day, but delicate and fragile they quickly extinguished, at least in our regions where the climate is perhaps a little hard for them. However beautiful they are reborn from their seeds and should be sown in the future as our past annual flowers.

We will not speak about the buttercups, the hyacinths, the tulips, the carnations. Here the Dutchmen and the Flemings are our Masters, and for three centuries they have ad infinitum multiplied of them the varieties by sowings.

Sowings in all the species of crop plants offer great ways to improve to us the products. Repeated in a distinct variety, they manage to produce it almost identical, like fishings in various countries, the Reine-Claude in Tours, apricots with Mount-Gamet, plums of Agen, etc. Happened to progress this term is not yet steady, because there is always another choice to make these varieties more or less identical.

These varieties are endowed with more or less time, perhaps this time she declines being perfected. Van-Mons feared to see his finishing them in less than one century. Our best pears seem to wear out. The buttered white and gray as we plant now remain low compared to large trees which we saw perishing of old age in the last century. The white calvilles and the apis, gnawed by the canker, can no longer rise, although we have yet seen large trees of white calville.

Varieties that produce seedlings are individuals who have a defined duration, a beginning, middle and end. In some plant species are all annuals and biennials in others; those that last longer are called perennials, but eventually they own after a few years, regardless of their mode of multiplication, where multiplication takes place in fractions of the individual. The propagation by graft, cutting, suckers, layers, tubers, crowns, may well increase this duration, but it is always only one propagation of a fraction of the primitive individual. It is the continuation and the prolongation to some extent of a bud of the first individual in the trees. These are fragments and portions of plants in successive propagation by tubers, crowns, bulbs. It is thus to some extent only the successive transmission of the same individuality which must end like all other material individualities of creation. The supreme author gave us the means of sowings to replace the varieties which end, and by there that to improve them more and more. Thus let us fill its sights and benefit from its benefits, by improving by sowings all the families of the plants to our use.

But, by occupying us of the horticulture, we threw ourselves in the great field of agriculture. These two arts are touched closely, are helped naturally and bind between them so as to merge on the limits which one wants to give them. We return to purely horticultural questions.