Flore des Serres, iv. pp. 53-54, t. 1415 (1861)

AMARYLLIS BELLADONNA RUBRA, L. VH.

M. Truffaut dont nous avons eu deja occasion de signaler les beaux gains en Reines-Marguerites, vient d'obtenir di verses varietes de l'Amaryllis Belladonna (type). Nous donnons ici Tune de ces varietes, qui se distingue par son brillant carmin, et qui est bien certainemenl destinee a eclipser toutes les autres.   M. Truffaut, whose great gains in China Asters we have already had occasion to point out, has just obtained various varieties of Amaryllis Belladonna (type). We give here one of these varieties, which is distinguished by its brilliant carmine, and which is certainly intended to eclipse all the others.
Que les jeunes commencants ne confondent pas: il y a Amaryllis et Amaryllis! Les plantes auxquelles on donne habituellement ce nom, ces plantes aux corolles si grandes, si ouvertes, porlees par une hampe si droite et que l'on tient habituellement en serre plus que tempered et dont le coloris varie a l'infini, sont des Hippeastrum, presque tous originates du Bresil; — l'Amaryllis Josephinae du Cap est un Brunswigia; les Amaryllis curvifolia, coruscans, etc., du Cap aussi, sont des le Nerine; l'Am. crispa est un Strumaria; les petits Amaryllis du Chili et de Buenos-Ayres sont des Zephyranthes, des Habranthus, etc. Le petit Amaryllis de Virginie, d'un blanc rose, presque rustique ici, est encore un Zephyranthes. L'Amaryllis jaune de la Chine est le Nerine aurea, qu'il ne faut pas confondre avec son homonyme, l'Amaryllis jaune du midi de 1'Europe, Lis-Narcisse ou Narcisse d'automne, qui forme a lui tout seul le genre Sternbergia... puis encore les Amaryllis formosissima et Cybister devenus tous deux des Sprekelia; ce dernier (voir la Flore) d'une grande beaule, est peu connu, mais lautre est extremement repandu sous le nom de Lis St. Jacques.   That young beginners do not confuse: there are Amaryllis and Amaryllis! The plants to which this name is usually given, these plants with corollas so large, so open, borne by such a straight shaft and which are usually kept in a greenhouse more than tempered and whose color varies ad infinitum, are Hippeastrum, almost all from Brazil; — Cape Amaryllis Josephinae is a Brunswigia; Amaryllis curvifolia, coruscans, etc., also from Cape Town, are Nerines; Am. crispa is a Strumaria; the small Amaryllis of Chile and Buenos-Ayres are Zephyranthes, Habranthus, etc. The little Virginia Amaryllis, a pinkish white, almost rustic here, is also a Zephyranthes. The yellow Amaryllis of China is the Nerine aurea, which should not be confused with its namesake, the yellow Amaryllis of the south of Europe, Lis-Narcisse or Autumn Narcissus, which alone forms the genus Sternbergia; ... then again Amaryllis formosissima and Cybister both became Sprekelia; the latter (see Flore) of a large beauty, is little known, but the other is extremely widespread under the name of Lily of St. Jacques.
Enfin, voici un genre de plantes réellement reduit à sa plus simple expression, aux seuls vrais Amaryllis Belladonna et blanda.   Finally, here is a kind of plants really reduced to its simplest expression, to the only true Amaryllis Belladonna and blanda.
Nous ne dirons rien de ce dernier; il est, nous le savons, originaire du Cap, mais la plante nous est totalement inconnue, ainsi qu'a un grand nombre de nos lecteurs, nous en sommes persuadé.   We will not say anything about the latter; it is, we know, a native of Cape Town, but the plant is totally unknown to us, as to a large number of our readers, we are convinced.
Introduit du Cap en Europe, il ny a guere que cent ans de eela, l'Amaryllis Belladonna parait avoir fait d'abord les délices des Toscans; e'était la nouveauté du jour. Cette belle amaryllidée s'y faisait appeler Belladonna, Belle Dame, et jouissait d'une immense renommée que justifiaent sa beauté, sa rusticité, son extreme facilité de culture, et su propagation abondante par ses bulbes allongés, atteignant la grosseur de 0m, 10 de diamètre. Sa sortie de terre était bizarre: ne produisant ses feuilles que longtemps après (ici, c'est au printemps qu'elles paraissent), elle laissait poindre d'abord une spathe tres-longue, qu'avec un peu de bonne volonté on peut faire ressembler a un bee d'oiseau. Le dit bee s'étant montre tout-à-fait, était pousse verticalement par un scape tres-long, au sommet duquel se tenait la spathe bivalve, contenant 6, 8, 10 et jusqu'à douze grandes fleurs roses, penchées, campanulées, odorantes. C'etait un ensemble étrange et beau à còté de toules les formes connues.   Introduced from Cape Town to Europe, scarcely a hundred years ago, Amaryllis Belladonna appears to have first delighted the Tuscans; it was the novelty of the day. This beautiful amaryllid was called Belladonna, Belle Dame, and enjoyed an immense fame justified by its beauty, its hardiness, its extreme ease of cultivation, and its abundant propagation by its elongated bulbs, reaching the size of 0 m, 10 of diameter. Its emergence from the earth was bizarre: not producing its leaves until a long time later (here, it is in spring that they appear), it first let a very long spathe appear, which with a little good will we can make it look like a bird bee. The said bee having shown itself completely, was pushed vertically by a very long scape, at the top of which stood the bivalve spathe, containing 6, 8, 10 and up to twelve large pink flowers, bent, campanulate, fragrant. It was a strange and beautiful set alongside all the known shapes.
Plus tard, quand nos touristes du Nord la virent dans l'Étrurie, elle fut arrachée de terre et amenée au loin; amenée dans ce qu'elle pouvait appeler avec juste raison son exil, sa Sibérie. Là, pendant l'hiver, confinée dans un pot de terre, dans l'orangerie, elle n'avait plus pour elle le beau ciel de l'ltalie; son ciel a elle, c'eût ete... le plafond de l'orangerie si son bon ange n'avait prédestiné ses fleurs a se flétrir avant la venue de cette lugubre saison que nous maudissons vainement.   Later, when our tourists from the North saw her in Etruria, she was torn from the ground and carried away; brought into what she could rightly call her exile, her Siberia. There, during the winter, confined in an earthenware pot, in the orangery, she no longer had the beautiful Italian sky for her; her own sky would have been ... the ceiling of the orangery if her good angel had not predestined her flowers to wither before the coming of this dismal season which we curse in vain.
Mais, tandis que dans nos châteaux les praticiens routiniers traitaient ainsi nos Belladonnes, Philippe Miller, le roi des jardiniers de son temps, leur consacrait une plate-bande au pied d'un mur, au midi. II remplacait pour elles le sol de la plate-bande, enleve a trois pieds de profondeur, par une couche de six pouces de fumier d'etable converti en terreau bien consomme, qu il chargeait d'une vingtaine de pouces de terre legère; sur cette surface bien nivelée, bien ratissée, ildéposait ses Belladonnes à un demi-pied de distance les unes des autres, puis recouvrait le tout jusqu'au niveau du sol environnant; de telle sorte que les bulbes se trouvaient avoir de 5 à 6 pouces de terre sur eux. Pendant rhiver trois pouces de vieux tan eparpille sur la plate-bande, garantissait nos favorites eontre les gelees, auxquelles Miller opposait encore au besoin une couche additionnelle de feuilles mortes ou de litière. Ainsi traitées, les Belladonnes se montraient plus luxuriantes de vigueur qu'elles n'eussent pu le faire mème dans leur pas natal, où jamais, il faut le dire, une main secourable ne vient remplacer par un fertilisant humus le sol épuisé.   But, while in our châteaux the routine practitioners treated our Belladonnas in this way, Philippe Miller, the king of gardeners of his time, devoted a flowerbed to them at the foot of a wall, in the south. He replaced for them the soil of the border, removed three feet deep, with a six-inch layer of stable manure converted into well-consumed potting soil, which he loaded with about twenty inches of light soil; on this well leveled, well raked surface, he placed his Belladonnas half a foot apart from each other, then covered everything up to the level of the surrounding ground; so that the bulbs happened to have 5 to 6 inches of soil on them. During the winter, three inches of old tan scattered over the border, guaranteed our favorites against frost, to which Miller still opposed, if necessary, an additional layer of dead leaves or litter. Thus treated, the Belladonnas showed themselves to be more luxuriant with vigor than they could have done even in their native footsteps, where never, it must be said, does a helping hand replace the exhausted soil with humus fertilizer.
Des scapes de trois pieds d'elevation, couronnes de nombreuses fleurs, saluaient chaque annee notre bon Philippe Miller, ce modeste savant dont les ceuvres furent toujours l'un de nos guides.   Scapes three feet high, crowned with many flowers, greeted each year our good Philip Miller, this modest scholar whose works have always been one of our guides.
Disons pour finir, qu'au bout de trois ou quatre ans, il est utile de deplanter les bulbes, d'en ôter les cayeux, qu'on plante a part, d'enlever tout le sol de la plate-bande et de garnir le fond a la profondeur susmentionnee d'une couche de vieux terreau, epaisse de six pouces. Sur cette couche s'etabliront les vingt pouces environ de la terre prealablement enlevee, puis les bulbes a six pouces de distance en tous sens et enfln le reste de la terre enlevee viendra combler la plate-bande. L. VH.   Let's say finally, that after three or four years, it is useful to plant the bulbs, remove the bulblets, that we plant separately, remove all the soil from the border and garnish the bottom to the aforementioned depth of a layer of old loam, six inches thick. About twenty inches of the previously removed soil will be established on this layer, then the bulbs six inches apart in all directions and finally the rest of the removed soil will fill the border. L. VH.


Amaryllis belladonna var. rubra
Amaryllis mutabilis speciosa purpurea Truff.


Allgemeine thüringische Gartenzeitung 10:71 (1851) listed three varieties introduced by Truffaut at the same time:

Amaryllis mutabilis rosea perfecta
Schaft 13-15 Zoll hoch, eingedrüdt, violett-grünlich mit grau: grünlichem Schimmer, Scheide grünlich, roth angehaucht, zweitheilig; Dolde von 8-12

Amaryllis mutabilis spectabilis bicolor.
Schaft gegen 2 Fuß hoch,

Amaryllis mutabilis speciosa purpurea
Schaft 12-15 Zoll hoch;